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Grand Prix de Hongrie 2020 – De la folie au calme (presque) plat.

Avec la menace de la pluie qui devait s’en venir et un circuit mouillé au départ, on pouvait légitimement s’attendre à du spectacle et à une dose de hasard. Mais au final, la course est restée très très calme, à quelques exceptions près.

Le mot de la course : Pluie. Ce devait être le facteur qui compliquerait tout. Mais après un assèchement assez rapide de la piste et quelques gouttes pour nous faire peur, c’est une course sèche qui s’est déroulée devant nos yeux. Mais le côté positif de ce déroulement, c’est que les équipes pouvaient faire ce qu’elles voulaient en matière de choix de pneus. Et ça c’était cool.

Le pari Haas : Même si l’écurie américaine a fini un peu loin avec Magnussen qui termine en 9e position en ramenant des points salutaires tandis que Grosjean est terriblement loin, il faut noter que leur pari de passer les pneus secs juste avant le départ était bon. Pour le geste et la visibilité aussi.

Fortunes diverses pour McLaren et Renault : Daniel Ricciardo bénéficie d’un bon coup pour ramener des points et Carlos Sainz limite la casse avec son point de la 10e place. Pour Norris et Ocon, c’est ce qu’on appelle une course anonyme pour eux.

Ferrari sourit avec Vettel mais pleure avec Leclerc : Le mal de Maranello, en plus d’une voiture aux fraises, c’est que leurs décisions tombent souvent à plat. Charles a souffert toute la course alors que Sebastian livre une performance solide, un peu sortie de nulle part. Rien à ajouter. Mais tant mieux pour l’écurie italienne.

Mercedes, Red Bull et Racing Point, les 3 mousquetaires de la course : Si Bottas et Perez ont loupé leur départ et que les mésaventures de Max Verstappen dans le tour de reconnaissance du circuit ont fait craindre un abandon avant le départ qui n’a pas eu lieu, Lewis Hamilton a maîtrisé sa course comme jamais alors que Lance Stroll a livré la marchandise, quoiqu’en disent ces détracteurs. S’il a fini 4e, c’est à mon avis à cause d’un premier arrêt au puits tardif (d’un tour) qui a permis à Max de le passer. Pour le reste, pas d’erreur, une bonne gestion et l’équipe a fait du bon travail en second partie d’épreuve.

Les autres équipes : Williams qui déchante après la belle qualification de George Russell et Nicholas Latifi qui souffre pas mal, Alfa Romeo nulle part et Alpha Tauri que l’on a vu qu’une seule fois quand Pierre Gasly abandonne avec son moteur agonisant dès le samedi. Triste, mais tellement compréhensible, sauf pour Honda.

En résumé : On s’attendait à un feu d’artifice, on a eu que des soubresauts. 8e victoire sur ce circuit pour Lewis Hamilton, 86 victoires au total pour lui en carrière, qui peut croire aujourd’hui que le titre mondial lui échappera? Sans que ce soit ennuyeux, les promesses n’étaient pas tenues en terme de spectacle, mais la météo est incertaine, donc c’est ainsi. Demandez donc à Charles Leclerc qui devait faire la danse de la pluie dans son baquet mais qui n’a jamais obtenu l’eau salvatrice…

PS – Mon avis sur la controverse Racing Point-Renault : Je vais vous le dire directement, j’espère sincèrement que Renault va se faire claquer la porte sur le nez pour cette protestation sur la légalité de la voiture surnommée avec raison la « Mercedes Rose ». Je m’explique : Pour moi, le problème des écuries clientes n’en est pas un. Regardez les copies de pièces entre Haas et Ferrari ou encore entre Red Bull et Alpha Tauri. C’est le même problème. Ce qui fait enrager Renault, c’est de voir une équipe de mercenaires faire mieux qu’eux.

D’autant plus qu’à partir l’an prochain, il ne motoriseront personne à part eux-mêmes, donc ils n’auront pas accès à l’accélérateur de développement que constitue les écuries clientes. Donc c’est un retrait pour eux, un retrait de performances évident. Donc cette protestation est une réaction de mauvais perdants, qui ressemble bien à Cyril Abiteboul.

Maintenant, si la FIA légalise la RP20 de l’écurie rose, c’est la porte ouverte aux voitures clientes face aux écuries d’usine. Si ce n’est pas le cas, la F1 restera un sport de constructeurs, dans son esprit seulement, mais tout de même. Mais vous savez quoi? Le MotoGP, le WRC ou même le WTCR vivent avec ces problématiques d’équipes usines face aux équipes clientes. En sont-ils morts? Non.

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