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Grand Prix d’Émilie-Romagne : Un circuit historique où le train était en place… Jusqu’à ce qu’il déraille!

Tout le monde était heureux de revenir à Imola, sur l’Autodromo Dino e Enzo Ferrari, mais pendant 40 tours, après un bon départ, on aurait pu dormir. Mais la dernière grosse vingtaine de tours de course nous a bien réveillés et c’était, au final, une excellente course!

Le mot de la course : Malchance. Pierre Gasly qui abandonne alors que son AlphaTauri subit une fuite d’eau, Esteban Ocon qui perd sa transmission, Max Verstappen qui voit son pneu éclater et enfin George Rusell qui se met dehors après une accélération trop vive et une possible raquette. Pour Kevin Magnussen, des maux de tête seraient responsables de son sage retrait. Si on peut voir des fortunes diverses, le GP s’est animé sur un tracé plus qu’intéressant. La malchance de Bottas? On va y venir.

Valtteri Bottas et Lewis Hamilton : Si Mercedes s’adjuge un 7e titre constructeur consécutif (record absolu), avec la victoire du Britannique et la seconde place de son coéquipier, Bottas faisait tout ce qu’il fallait pour gagner. Pole la veille et rythme suffisant en début de course après un envol parfait comme il sait les faire, c’est un débris de la Ferrari de Sebastian Vettel qui se loge sous sa voiture (et le morceau est grand), qui ruine les espoirs du pilote. Pour le reste Mercedes est seule au monde et le 7e titre de Lewis n’est qu’une question de temps et de mathématiques.

Daniel et ses amis : Daniel Ricciardo ramène un autre podium à Renault ce qui transforme une course solide en consécration pour lui car même si les abandons de Verstappen et Gasly ont aidé, avec la stratégie aux fraises de Racing Point pour Perez, il a fallu résister à Danil Kvyat en fin de course. L’AlphaTauri était parfaite ce week-end et le pilote russe a fait le travail. Charles Leclerc ramène aussi une belle 5e place à Ferrari qui va faire du bien à une écurie qui progresse sans bruit. Vettel à la porte des points doit compter les jours qui le séparent de sa nouvelle équipe malgré son professionnalisme évident.

McLaren et Alfa Romeo dans les points : Pour ces deux équipes les places sont bonnes, mais on sent tellement que chacune dans leurs luttes respectives, elles marquent le pas… Et c’est inquiétant pour 2021. Daniel, as-tu vraiment fait le bon choix?

Racing Point et le cas Albon : Stroll hors du coup dès le début et Checo en furie après la course avec une stratégie dans son cas complètement ratée. La future écurie Aston Martin devrait prévoir quelques embauches pour les prochaines années, parce que c’est pas beau à voir en course. Quand on sait que c’est Nico Hulkenberg (futur pilote Red Bull?) qui leur a dit pendant un remplacement comment remettre la voiture sur les rails, il y a de quoi se faire des cheveux blancs chez les roses.

Je pense que le clap de fin vient de s’abattre sur Alexander Albon. Il n’avait plus que deux courses pour prouver qu’il pouvait continuer aux côtés de Max. La deuxième course était aujourd’hui et nul doute que son erreur en fin de course qui ruine ses chances ont scellé son sort. Max aura sans doute un nouveau coéquipier l’an prochain et je penche pour un retour pour un pilote allemand qui sait mettre une voiture au point mais surtout s’adapter à une voiture même si elle n’est pas faite pour lui. Perez chez Red Bull je n’y crois pas trop. Le Mexicain est trop explosif et les coups de pression de son entourage pour son embauche ne plairont pas à l’équipe autrichienne. Hulk is back in 2021. Et si j’ai tort je l’admettrais volontiers.

Le prochain Grand Prix en Turquie est aussi un beau retour sportif même s’il est éminemment discutable sur le plan sanitaire (l’Angleterre se reconfine), et la situation politique est tendue là-bas aussi, surtout du point de vue internationale. Mais on sera heureux de revoir ce tracé qui reste incroyable techniquement. Dans deux semaines, ça risque de chauffer à Istanbul.

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