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Les pilotes que j’apprécie en F1.

Aujourd’hui, comme on est encore dans l’attente de la saison 2020 de F1, je trouvais intéressant de vous parler de certains pilotes pour lesquels j’ai une certaine admiration. Comme vous le savez certainement, les grands sportifs sont grands face aux adversaires qu’ils ont affrontés ou par leurs exploits individuels. Attendez-vous donc à un article subjectif. Vous êtes prêts? Allons-y.

Ayrton Senna : Magic Senna est l’un des seuls que je considère comme seul au sommet de la F1. Pourquoi? Parce que c’était un attaquant-né, qui vivait pour la course. Même si j’étais trop jeune pour avoir vécu la rivalité Prost-Senna, je revendique le fait d’être un pro-Senna, sans aucun problème ni état d’âme. Prost était l’enfant de l’Ordinateur Niki Lauda (que je respecte énormément par ailleurs), mais Ayrton Senna c’était le talent pur et l’émotion qui allait avec. Revoyez une caméra embarquée à Monaco de Senna et osez venir me dire que vous n’avez pas de frissons en la regardant. Ou même Donington 1993 et son premier tour magistral. Rien que ça, c’est légendaire.

Mika Häkkinen : Même s’il n’a que deux titres mondiaux dans son escarcelle avec McLaren-Mercedes, c’est à mon sens l’un des meilleurs rivaux de Michael Schumacher (que je n’apprécie pas spécialement en tant que pilote en raison de ses coups tordus en piste, le palmarès et sa vie récente ne pardonne pas tout). De son accident en Australie en 1995 qui aurait pu lui coûter très cher à ses batailles pour ses deux titres, en passant par un comportement en course et en dehors très maîtrisé, il a laissé un grand vide en 2001 alors qu’il se retire par la petite porte et je pensais vraiment qu’il reviendrait. Ça ne s’est malheureusement pas produit.

Jacques Villeneuve : Héritier de son père Gilles, héros de la F1 s’il en est, Jacques est le premier pilote que j’ai suivi de bout en bout dans sa carrière, bien avant de savoir que je m’installerais dans son pays bien plus tard. Témoin de la fin de la domination de Williams-Renault en 1997, après un titre obtenu de haute volée face à un Schumacher revanchard qui finit dans les graviers à Jerez (je vous avais dit que je ne l’appréciais pas), Villeneuve ne fera que descendre de son piédestal après son titre. De coups de poker en coups de gueule, la carrière du Québécois ne fera que décliner. Malgré tout, j’ai toujours apprécié cet homme qui encore aujourd’hui ne se prive pas pour dire ce qu’il pense, qu’on lui demande son avis ou non. Si c’est souvent peu apprécié, en particulier des fans du dimanche qui voudraient bien lui faire fermer son clapet, force est de constater qu’il n’a jamais été un homme policé, que ce soit pendant sa carrière ou par la suite. Et rien que pour ça, chapeau bas.

Nico Rosberg : S’il est aujourd’hui vidéaste (ou Youtubeur selon votre interprétation), Nico Rosberg est un autre fils de champion qui a tout mon respect, tout comme Damon Hill d’ailleurs. Nico est bien le fils de Keke, avec une seule couronne mondiale à son actif, mais je le considère comme un excellent pilote et ce pour deux raisons. La première, c’est qu’il a été l’artisan du retour réel de Mercedes au avant-postes (sur les cendres de Brawn GP c’est vrai), avec Michael Schumacher. Ce n’est que par la suite que Lewis Hamilton est arrivé pour glaner des titres jusqu’à aujourd’hui. La deuxième raison est qu’à mon sens, il est le seul pilote à avoir réussi à battre Lewis Hamilton à la régulière et ce dans la même écurie que lui. Et qu’on ne vienne pas me parler du GP de Malaisie 2016 et de la malchance de Lewis. Le Britannique a récolté 10 victoires cette saison-là et 9 victoires seulement pour Nico. La régularité et la construction d’une saison avec les efforts qui allaient avec ont mené au titre de Nico. C’est tout. Et franchement, que Rosberg se retire à la fin de la saison pour s’occuper de ses projets et des siens était une sage décision. Il est parti avec la couronne mondiale et avec la satisfaction d’avoir fait chuter Hamilton sportivement.

Jenson Button : De jeune premier prometteur à gentleman driver. Voilà comment on pourrait résumer la carrière de ce pilote anglais qui après des débuts fougueux en 2000 chez Williams, un passage anecdotique chez Benetton devenu Renault par la suite, les années BAR, puis Honda où on se demandait bien si la carrière de l’anglais va se finir en queue de poisson… Puis le miracle Brawn GP où son titre de champion du mode se concrétise (la saison 2009 de F1 mériterait un article à elle toute seule tellement elle détonne dans l’histoire de la discipline) pour finir chez McLaren pendant 6 ans en tant que titulaire (face à Hamilton où il ne se fera pas manger tout cru comme on pouvait le craindre) et réserviste en 2017 où il remplacera Fernando Alonso pour le GP de Monaco 2017, le pilote espagnol s’étant aligné aux 500 miles d’Indianapolis le même week-end.

Bien évidemment, ce ne sont pas les seules pilotes que j’apprécie en F1, il se pourrait bien que d’autres articles du même genre fleurissent sur le site dans les prochains mois. Dans tous les cas, n’hésitez pas à me dire en commentaire ou sur les réseaux sociaux quels sont les pilotes qui vous ont marqués et pourquoi.

Le sport auto est vecteur d’émotion après tout!

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